Le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) vient de publier son rapport sur l’économie tunisienne après examen du rapport préparé par la mission de ce fonds,au cours du mois de décembre 2005, suite à des concertations avec la banque centrale et les différentes structures ministérielles concernées au titre de l’article 4 du statut de cette institution. Le rapport comporte les conclusions de l’équipe qui a effectuée la mission ainsi que les impressions des membres du conseil d’administration lors de leur réunion. Il en ressort, en particulier, que la Tunisie est parvenue au cours de la décennie écoulée, à réaliser les meilleures performances économiques au plan régional grâce aux réformes mises en œuvre et qui ont visé à instaurer les mécanismes du marché et à adopter des politiques économiques prudentes et une politique de change flexible, outre une orientation franche vers l’ouverture sur l’extérieur. Ces réformes fondamentales, alliées à une politique de change souple, ont contribué à la consolidation de la compétitivité de l’économie tunisienne et au développement des exportations. Le conseil d’administration du fonds a également loué les résultats importants réalisés par l’économie nationale et sa capacité à faire face aux hocs extérieurs. En témoignent le rythme de croissance élevé, la maîtrise de l’inflation, la hausse du niveau des réserves en devises et le renforcement des flux financiers et qui sont autant d’acquis résultant des politiques conomiques saines mises en œuvre et des réformes adoptées en vue de soutenir les mécanismes du marché. Aujourd’hui, note le rapport, l’économie tunisienne se caractérise par sa solidité et ses perspectives demeurent positives. En ffet, la Tunisie a enregistré en 2005 un taux de croissance relativement élevé et une baisse nette de son déficit courant, malgré le ralentissement de la demande en Europe, le démantèlement de l’accord multifibres et la régression de la contribution du secteur agricole dans la croissance par rapport à 2004. Une accélération de la croissance est attendue en 2006 en relation avec la progression positive de l’agriculture,du secteur industriel et des services et au fait que le processus économique global et le taux d’inflation restent sous contrôle. D’un autre côté, malgré la hausse xcessive du prix des hydrocarbures, le déficit budgétaire a été contenue dans la limite de 3,2% du produit intérieur brut en 2005 et devrait régresser à 3% en 2006. Le conseil ’administration a, également, loué les efforts déployés pour maîtriser davantage l’impact des prix des hydrocarbures, grâce à un programme adéquat aux axes complémentaires.